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compte rendu quotidien de Cindy Badier, reporter

La seconde journée du 46ème congrès de l’AAQ s’est poursuivie avec engouement. La journée a commencé avec une conférence sur les travaux et les enjeux de BAnQ. Je lève mon chapeau à Hélène Laverdure et Valérie D’Amour qui ont commencé leur conférence en étant confrontées à un problème technique. Quoi de plus stressant? Cependant, elles ont su rebondir pour nous présenter les projets actuellement en cours à la Direction générale des Archives nationales de BAnQ. Le principal sujet qui a retenu l’attention reste la révision de la Loi sur les archives, très attendue pour l’ensemble de la profession qui la juge actuellement inadaptée à la réalité archivistique telle qu’elle a évolué. Les conférencières ont finalement lancé un appel au soutien de l’ensemble de la profession afin d’encourager l’avancement de cet important dossier.
 
Par la suite, j’ai assisté à une table ronde sur l’avenir des associations professionnelles. J’ai vécu le discours des différents intervenants comme un appel à l’aide. En effet, le tableau dépeint quant à l’avenir des associations professionnelles m’a semblé assez noir. Les associations éprouvent de la difficulté à recruter, puis à garder, un certains nombres de bénévoles. S’agit-il d’un manque d’implication dû à une société de plus en plus individualiste? Certains se désintéressent-ils des associations du moment où ils trouvent leur identité professionnelle? Les bénévoles sont-ils submergés par des tâches de plus en plus importantes à accomplir? De nombreuses questions ont été soulevées, mais ce qui me semble le plus primordial reste la fusion de la relève avec le bénévolat comme moteur d’avenir pour les associations professionnelles. Quelles que soient les raisons pour lesquelles l’avenir des associations professionnelles reste incertain, je me suis sentie particulièrement concernée par cette problématique. Je me demande encore comment encourager la relève à s’impliquer sur le long terme.
 
La conférence suivante portait sur les modes de communication utilisés par les différents services d’archives. Cette conférence m’a fait prendre conscience de l’importance, pour les services d’archives, de se moderniser, notamment en termes de moyens de communication. En effet, les applications mobiles restent trop peu utilisées dans un monde en permanente évolution. Actuellement, seuls 43 services d’archives sont actifs sur Facebook.
 
Par la suite, lors du dîner, le prix Membre émérite a été remis, avec beaucoup d’émotion, à Isabelle Dion. L’AAQ a tenu à souligner l’engagement d’Isabelle depuis 1997. Alors qu’elle se définit humblement comme étant une travailleuse de l’ombre, elle reste, selon moi, un modèle d’engagement. Mon heure de dîner a aussi été le moment d’une belle rencontre avec la conférencière Émilie Fromentèze, venue tout droit de France pour nous parler de la mémoire des documents issus de la presse. Une archiviste dotée d’une belle personnalité qui gagne à être connue et reconnue. Cette rencontre enrichissante a été mon coup de cœur de la journée. Cela m’a permis également d’identifier les nombreuses différences, en termes de gestion documentaire, qui existent entre la France et le Québec.
 
J’ai terminé, en après-midi, avec une conférence, très pertinente, sur l’urgence qu’il y a de sauvegarder les archives audiovisuelles. Pour y parvenir, la meilleure stratégie reste la préservation par la numérisation. Finalement, à la fin de cette journée, je n’ai pu que constater la place prédominante qu’occupent l’information numérique, et la préoccupation des archivistes à ne pas se laisser dépasser par cette évolution, le tout dans une réalité complexifiée par les difficultés budgétaires.
 
Par la suite, cette journée se termina avec le banquet des 50 ans de l’AAQ, qui, je l’espère, connaîtra beaucoup d’autres anniversaires!